L’écologie et le Journaling

L’écologie et le journaling, c’est un sujet très important, pourtant j’en entends rarement parler.

Le journaling ou scrapbooking. On peut même prendre en compte toutes les activités manuelles que l’on teste puis que l’on oublie au fond du tiroir.

Des crayons par centaines, des stickers par milliers que l’on a peur d’utiliser pour ne pas les gâcher, plein de carnets parce qu’à l’instant t, ils avaient une utilité. Papier, washi tape, matériel en tout genre.

Moi aussi, ça m’a fait rêver et moi aussi j’étais comme ça.Notre activité, si innocente, qui consiste à étaler sa créativité dans des carnets qui nous serviront de souvenirs à vie, est-elle si innocente pour la planète ? Aujourd’hui, tout va vite : les tendances, les modes, les nouvelles collections, plus et toujours plus. Mais ça va, c’est pour une activité manuelle, donc c’est ok d’acheter.

Ça me fait même du bien. Je n’ai jamais vraiment prêté attention à mon impact écologique sur cette activité qui me passionne tant. Justement parce que c’est une activité qui détend et fait du bien.

Il y a peu que je me suis rendu compte de tout cela et, au fil des années, j’ai drastiquement changé ma façon d’acheter et de faire du journaling pour penser un peu plus à la planète et à mon porte-monnaie.

Dans cet article, je ne suis pas là pour vous blâmer ou vous pointer du doigt. Tout le mode de consommation dont je vais parler, c’était le mien aussi avant. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, internet et les nouvelles collections, il est bien trop facile de se laisser tenter pour avoir toujours plus. Parce que l’on aura, pour soi, toujours besoin de plus.

– L’addiction et l’accumulation

|- La facilité d’acheter toujours plus avec les magasins pas chers comme Shein, Temu ou Action

– « Le manque d’argent », une fausse bonne excuse

– Les petits créateurs, la seconde main, la consommation plus éthique et anti-gaspi

Accumuler, toujours plus de papiers, toujours plus de crayons, acheter et dépenser, encore et toujours plus. 2 € par-ci, 4 € par-là, ce n’est pas cher et ça contribue à mon plaisir personnel.

Combien d’heures j’ai pu passer à flâner dans les magasins d’arts créatifs, dans les librairies et dans n’importe quel magasin qui proposait du matériel de scrapbooking ! Lorsque j’ai commencé en 2016, on en trouvait déjà énormément. Se lancer et se fournir en matériel était extrêmement simple.

J’ai remarqué que, au fil du temps, le journaling s’est encore plus démocratisé et que maintenant on trouve encore plus facilement du matériel, et du beau.

De combien de crayons ne me suis-je servie qu’une fois ? Achetés parce que j’avais ce besoin d’en accumuler un de plus. Je ne vais pas aller en papeterie et repartir les mains vides. 1,50 €, qu’est-ce que c’est après tout ?

Me voilà, repartant avec un crayon de plus, à ajouter à ma pile de crayons dont j’aurais pu me passer. Je vais l’utiliser une ou deux fois, parce qu’il est là. Mais il était loin d’être indispensable. Pour les carnets, c’est pareil. Maintenant, j’en achète un en début d’année, de bonne qualité, et je l’utilise pour tout.

Des boîtes entières, remplies de divers crayons : aux pointes fines, épaisses, brush, brillants, aquarelle, marqueurs, de toutes les couleurs. Aujourd’hui encore, j’ai 15 crayons noirs. 15 !

Le pire ? C’est que j’utilise toujours le même.Les stickers, c’est pareil : je les achetais par dizaines sur internet, par packs. En magasins, quand j’en trouvais, j’avais ce besoin de les acheter, puis de les mettre dans une boîte et de ne plus les aimer une fois que j’en aurais acheté de nouveaux. Cette petite addiction, se sentir obligée intérieurement par peur de manquer, se sentir satisfaite une fois que l’achat est réalisé… Ce n’est pas sain. Ce n’est pas grave, mais ce n’est pas normal.

En fait, c’est comme pour tout : pour certaines personnes, c’est le maquillage, les produits de bien-être, les livres, les bijoux, les soldes… c’est notre mode de consommation entier qui est touché et qu’il faut revoir.

Je fais aussi une parenthèse sur le matériel hors de prix qui a été offert à différentes influenceuses, qui vont vous dire que c’est indispensable et si bien. Gratuit, c’est toujours bien, tu m’étonnes. Oui, je parle de la mini imprimante thermique que tout le monde a. Je l’ai achetée parce que moi aussi je me suis dit qu’il me la fallait absolument, d’occasion bien entendu.

Ce genre de matériel qu’on retrouve par centaines sur les sites d’occasion parce qu’il avait l’air si indispensable. La prochaine fois que vous vous sentirez appelé(e) et que vous vous sentirez obligé(e) de faire un achat par peur de louper cette occasion en or, demandez-vous où sont vos derniers rouleaux de washi tape ou vos derniers stickers, toujours dans une boîte ?

La facilité d’acheter toujours plus.

Cette addiction ne vient pas de nulle part ; nous sommes constamment poussés à la dépense. Des prix imbattables sur Shein ou Temu, avec des milliers de références. Passer des heures sur ces sites à trouver toujours plus de choses incroyables dont on a absolument besoin (ou pas).

Des « hauls » toujours plus grands et fournis. Je ne vous parle même pas de Action et des magasins dans le même style. Combien d’heures ai-je passées et combien d’euros ai-je dépensés en papeterie là-bas ? Spoiler : les crayons sont nuls.

Ce ne sont pas les seuls magasins, évidemment, mais nous allons parler de ceux-là à titre d’exemple. Les seules choses que j’achetais sur Shein étaient mes fournitures créatives. Je sais que c’était affreux pour la planète et la condition humaine, mais je me disais que si ce ne sont que des stickers et des rubans, ça va. Alors je passais des heures sur ce site, à me faire des paniers. Vingt ou trente euros tous les six mois, ce n’était pas grand-chose et je pouvais avoir tellement de papiers et de choses différentes. Aujourd’hui, cela fait presque huit ans que j’ai commandé pour la première fois des stickers sur ce site, et je les ai toujours. Et je ne vais pas les utiliser parce que je ne les aime plus.

J’en ai revendu tellement, après m’être rendu compte que j’avais fait un achat sur un coup de tête et que je ne vais pas m’en servir. Acheter des packs de 50 stickers sur le même thème, c’est nul, jamais je ne pouvais tous les utiliser. Revendre, c’était toujours mieux que de jeter.

Action c’est pareille, depuis un moment ils sortent des cahiers entiers de stickers, des packs de feuilles, des boites de 20 washi tape, pour si peu cher. Bien sûr que l’on est tenté par de nouveaux achats.

Ce qui m’a choqué il y a peu, c’est de voir une femme acheter du matériel créatif action juste pour comparer à son matériel pro et montrer que la qualité n’était pas folle.Elle a bien précisé qu’elle ne s’en reservirait pas, 4 boites de crayons qui allaient finir aux oubliettes, peut etre donnés à quelqu’un qui ne s’en servira aussi que une fois. Tout ça pour une vidéo.

Avec internet et ce genre de magasins à prix dérisoires, on est constamment poussés à acheter et à dépenser toujours plus. Les hauls sur TikTok, les ouvertures de colis filmées. Cela contribue à notre soi-disant besoin d’acheter et de dépenser. Ce n’est pas cher, oui, mais c’est de l’argent que vous allez dépenser inutilement.

Lorsqu’on demande aux gens pourquoi ils continuent d’acheter sur Temu, ils vous diront par manque d’argent. C’est une excuse ; si vous achetez sur ces sites, c’est parce que c’est simple, pas cher, qu’il y a sans cesse des offres et que les références sont illimitées.

Arrêtez de vous cacher derrière l’argent, assumez que vous aimez ce qu’ils proposent. Pendant longtemps, j’ai acheté mes stickers et mon matériel sur Shein. Tout en sachant l’enfer écologique et humain. Tout en sachant qu’ils volent le travail aux artistes. Aujourd’hui, il existe tellement de solutions, comme l’occasion, les dons, le DIY, les petits créateurs. Ne vous cachez pas derrière le manque d’argent pour justifier vos achats sur ces sites, c’est une fausse excuse.

Les milliers d’articles sur Vinted qui ressortent avec les deux mots « lot scrapbooking ». C’est impressionnant. Des milliers d’articles, des lots énormes pour presque rien qui attendent sagement dans un carton.

Je n’avais jamais vraiment pensé à Vinted pour acheter mon matériel, mais il y a tellement de tout. Comme nous, des personnes qui se sont laissées influencer et qui n’ont pas pu s’empêcher d’acheter. Aujourd’hui, qui cherchent juste à se débarrasser de tout ce bordel. J’aime toujours autant acheter et utiliser des stickers, maintenant je le fais différemment.

Depuis que je suis sur Instagram, j’ai découvert des tas de comptes de créatrices qui dessinent, impriment et envoient elles-mêmes leurs stickers. Pour le prix, c’est tellement abordable. Tout le monde est différent, mais par exemple, 2,50 € une planche de stickers dont on va réellement se servir. On participe à l’économie locale et en plus à l’activité professionnelle de quelqu’un qu’on suit et qui est proche de sa communauté.

Attention à Etsy car on trouve énormément de revente de Shein justement, donc il est difficile de s’y retrouver. Vous pouvez m’envoyer un message pour que je vous partage une liste de créatrices de matériel créatif qui ont des styles différents mais tous magnifiques.

Qui a dit qu’il fallait dépenser quoi que ce soit pour avoir de jolis stickers ? À vos magazines, flyers, papiers et ciseaux. Faire imprimer une feuille couleur chez un commerçant ça coûte environ 0,60 €. Plastifiez avec du scotch pour un effet plus qualitatif et voilà, votre carnet est décoré avec exactement ce que vous voulez. Pareil pour les magazines, on en récupère tellement facilement.

Il y a peu, j’ai découpé dans un de mes carnets de coloriages des choses que je trouvais super intéressantes pour mon journal. En plus d’avoir pu colorier, j’ai pus m’en resservir comme stickers. Nous sommes entourés de papiers et d’inspirations. C’est pour cette raison que je trouve l’excuse du manque d’argent un peu facile en scrapbooking. On fait une activité qui nous prend tellement de temps et qui peut vite chiffrer, prendre de la place. Qu’il est important de prendre conscience de notre impact environnemental. Le problème n’est pas d’utiliser du matériel et d’en acheter, non, le problème c’est d’en accumuler et d’en entasser. Surconsommer.

J’ai décidé de continuer mon activité de journaling mais de manière plus éco-responsable. C’est tout à fait possible et très gratifiant.

Si vous aussi ça vous intéresse et que vous voulez des conseils et astuces, n’hésitez pas à m’envoyer un message. Partagez également vos trucs et astuces, pour qu’on y arrive ensemble.

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